Ramadhan Moubarek !

Bonsoir, salamaleykum, azul fellawan,

Augustus le méchant tient à souhaiter à tous les musulmans et musulmanes un bon mois de Ramadan incha Allah, en espérant que chacun trouve la volonté d’accomplir le jeûne durant ces prochaines semaines, et en éprouve également de la joie, tout en faisant preuve d’honnêteté.

Et que personne ne se laisse berner par quelque querelle stérile.

Big up les amis. 😀

Mosquée Bleue - Istanbul - Turquie

Robert.raderschatt : « Blaue moschee 6minarette » (domaine public)

Ramadan 2011

[note de 2018] Durant le Ramadan de 2011, je m’étais fixé l’écriture de quatre vers chaque jour que comptait ce mois.

C’était en quelque sorte une sorte de cadavre exquis dont j’étais le seul rédacteur.

Voila pourquoi ce texte peut sembler ne pas avoir de sens, chaque strophe reflétant mon humeur du jour.

1er août

Aujourd’hui, c’est le premier jour
J’ai décidé d’affronter les vautours
Je me demande si cela le vaut toujours.
Démons : est-ce la fin du parcours ?

2 août

J’invoque ton nom, en le murmurant,
J’espère que personne ne nous entend !
Comme si cela m’était rassurant.
Tu es de, mon équilibre, le garant.

3 août

Je foule un peu des pieds cette vie
J’ai le choix : me contenter d’être ravi
Ou avoir besoin – comme un défi –
d’une montagne jamais encore gravie

4 août

Seras-tu là comme je l’espère ?
J’aime quand tu veux me plaire,
Je me réfugie dans mon repaire
Je t’attends, je prie, j’espère…

5 août

J’apprécie quand tu es séduit,
Nulle question d’aspirer à l’utopie.
Ce qui nous arrive, c’est bien ici,
L’opportunité, les gens l’oublient…

6 août

Pourquoi tous ces actes délictueux
Contraires a leurs mots orgueilleux ?
Vivre ses journées le ventre creux
Devrait nous rendre plus sérieux…

7 août

Nous ne sommes que des amoureux,
Toi et moi. Nous vivons, si chanceux,
De ne pas être de leurs plans odieux :
Honorons les humbles, les respectueux.

8 août

Quitte à susciter de l’incompréhension,
Ne prenons pas de mauvaises directions.
Notre maison requière notre attention,
Admirons-les : ceux-là sont en passion.

9 août

Nous entendons bien leurs invocations
De la sérénité, ils en sont l’évocation,
Nous prenons part à cette procession
Pourtant, il y avait eu l’appréhension.

10 août

J’ai appris d’autres habitudes
Tu m’as apporté la plénitude.
On s’étreint, en toute quiétude,
J’ignorais posséder l’aptitude.

11 août

Nous sommes ensemble, pas de leurre
Nous entonnons le même air fédérateur.
Toutes les nuances : une seule valeur.
Tous réunis au nom de l’acte fondateur.

12 août

Je ne voudrais jamais te dire adieu
Je ne trouverais soleil plus radieux.
Un « au revoir », ce n’est guère mieux,
J’espère ne pas être trop orgueilleux.

13 août

Au retour, nous serons sans doute déçus…
Essayons de garder nos désirs, voire accrus.
Ce qui importe, c’est de parvenir à l’issue,
Nous dirons : nous y sommes enfin parvenus !

14 août

Pas question de grande philosophie
Tentons simplement de mettre à profit
Ce que nous avons régulièrement appris,
Sinon, nos âmes risquent l’atrophie.

15 août

À ceux qui prétendent – par leurs discours –
Savoir ce que chacun de nous encourt,
À ceux appliquant leur justice sans recours :
Silence ! Éloignons-nous-en sans détours.

16 août

Nous nous énervons de temps en temps
Or, il faudrait que nous soyons constants
Puis, que nous réussissions à nous sentir patient
C’est ce qui nous rendrait plus résistants.

17 août

Lorsque je ressens le besoin d’avoir un avis
Devrais-je m’adresser auprès des instruits ?
Ne pas toujours céder à mes propres envies
Qui peuvent, parfois, ne devenir que du bruit ?

18 août

Et soudain, tous ces hommes s’apaisèrent
Puis, dans les mêmes eaux, ils se baignèrent
J’ai même crû voir certains qui se saluèrent
Allaient-ils enfin découvrir une seule terre ?

19 août

Dommage : ce n’était qu’un monde qui luit
Au fond de moi-même. Je ne dirai pas : tant pis
On peut se sentir – par tout cela – éconduit
Or, je suis avec toi, je profite à nouveau du répit.

20 août

Je ne veux pas prétendre être malheureux
Mais de plus de justice, je suis désireux
Est-ce un désir qui semble si hasardeux ?
J’ose espérer qu’il se révélera fructueux.

21 août

À présent, saisissons ces moments généreux
Que l’on nous offre. Ces instants chaleureux,
Ce temps que l’on aime chaud, et fructueux.
Savourons ces plaisirs exquis et voluptueux.

22 août

À ton éloignement, je n’ai pas de solution
Je ne peux que regretter ta disparition.
Je pourrais me répandre en lamentations
Te retrouver bientôt, j’en ai la conviction.

23 août

Pour le moment, au milieu de ces plantations
Je caresse cette herbe. Je ressens un frisson.
Puis, je chéris l’ensemble de ces créations
Cela ressemble à une toile, une illustration.

24 août

J’admire ta beauté : un songe qui se dénude
Ce n’est que le commencement : un prélude
Dans la nature, il n’y a vraiment rien d’absurde
Jouissons, grisons-nous de tant de gratitude.

25 août

Ce sentiment doit se terminer sans querelleur
Souhaitons que ne se dissipe pas la chaleur.
Le calme apaisant de ces jours, de ces heures
Nous berce tel un vent doux qui nous effleure.

26 août

Oui, j’ai envie de rejoindre ton cœur radieux
Je ne me perdrai pas en bavardages insidieux
Je respirerai ton souffle, un écho mélodieux
Ma bouche s’emplira d’un goût merveilleux.

27 août

Les efforts sincères ne restent pas inaperçus
Ce qui vient de soi se passe de compte-rendu
Peu importe ce que nous portons comme tissu
L’important, en substance, c’est la main tendue.

28 août

Le crépuscule, de sa venue, nous gratifie
Les astres ressemblant à une calligraphie
Chacun de nous sait ce que cela signifie
Nous sollicitons celui qui nous magnifie.

29 août

La fin arrivera, sans vraiment être un réveil
On va se tenir, se dire qu’on est tous pareil
Demain ne sera sans doute pas comme la veille
Mais, tout le monde se saluera : a dan dot soley…

(août 2011)

 

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