Tres aventuras

Bonsoir, salamaleykum,

Ce n’est pas sans une certaine joie que je vous fais part de ce texte concernant les femmes. Ou plutôt *une* femme. La méchante, la vilaine. Ah non pardon, je crois que c’est moi le méchant et le vilain…!

Bonne lecture Incha Allah. ^^

À bientôt, besslama.

Ma très chère Sarah,
Je profite de ce moment là,
Afin de t’écrire, car je suis las,
Un texte que j’espère tu liras.

L’homme a tant besoin de la femme,
L’inverse n’est pas non plus infâme,
Tu le sais bien, toi, la flamme,
Je me rappelle donc à ton âme.

Écoute, mon comportement ne fut pas irréprochable,
De perfection, je ne connais personne de capable,
Je ne demande pas d’absolution, ça serait impensable
Sache juste que le destin n’est pas inexorable.

Le chemin que tu prends n’est pas le plus sûr,
Mais je comprends, il y a des doutes qui rassurent,
Moi je fais partie de ceux qui à la dorure,
Préfèrent la simplicité d’une saine nourriture.

Un ami m’a encore parlé de toi, hier,
Ne crois pas qu’il soit prétentieux, fier,
Il serait prêt à mettre genoux à terre,
Pour qu’entre nous nous cultivons ta terre.

Au risque de paraître rabat-joie :
Tu provoques beaucoup de joie,
Imagine le paradis à nous trois,
Laisse nous ce choix à concevoir.

Ma très chère Sarah,
Je profite de nos solitudes.
Pour nous libérer des turpitudes,
Fais le pas qui nous libérera.

Tant de choix pour une relation :
Il faut oublier l’appréhension,
Deux amis fidèles à ton attention,
La tendresse vaincra ta suspicion.

Ma chère Sarah, n’ai plus d’interdit,
Deux beaux fruits murs pour tes nuits,
En échange, tu donnes d’autres fruits,
Ceux que ma religion glorifie…

…D’autres, que seul un stoïque
Ne saurait pas en apprécier la saveur.
Le laisser caché sous ta tunique,
Serait nous faire un déshonneur.

Réserve le aux deux hommes
Qui glorifieront ta prestance.
Imprègne-toi de leur joie immense
Qu’ils ont d’honorer ta couronne.

 

Ce texte est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons

Ton Amour…

Ton Amour… (montre moi la route)

 

[Ce texte va peut-être heurter la sensibilité de certains ou certaines, en surprendre d’autres. J’estime simplement m’adresser à des personnes douées d’intelligence.]

 

Je lis dans tes mains nos destinées
Je comprends que tout est prédestiné
Pour ma princesse, je veux m’oublier
Oublier… à en devenir ton meilleur allié
Mes sens semblent alors s’éveiller
Me voila une créature, un être décidé
Puisque je sens soudain ton goût sucré.

Reine du désert, tes habits de déesse
Découvrent au monde ton rang de prêtresse
Seulement pour moi, tout cela tu délaisses
Tu t’offres à moi, toi ma princesse
Tu me révèles ta nudité, ma jeunesse
Je ressens la joie, l’envie, l’allégresse
Pouvais-je rêver meilleure noblesse ?

Comme un homme qui retrouve les siens
Se souvenant toujours de son chemin
Mes caresses se donnent à tes seins
Deux collines qui s’offrent à l’humain
Sur celles-ci, le point culminant du bien
Tes tétons, soyeux comme un drap de satin
Sur lequel semble souffler un vent lointain.

Je suis un marcheur dans ton sentier
Tu me charmes, et j’avance hypnotisé
Tu es mon charme, et j’avance enfiévré
La dune de tes fesses m’offre l’éternité
Puis un chemin me mène vers l’obscurité
Ce membre, mes doigts, veulent y pénétrer
J’ai découvert ton secret, ton intimité.

Je suis vulnérable face à tes caprices
Tes cheveux et tes yeux sont mon abysse
Je me retrouve au bord du précipice
Au fond, je ne peux plus me ressaisir
Brûlant sous la flamme de ton supplice
Ta langue me laisse un goût d’épice
Tes lèvres sont le refuge de mon pénis.

Tes deux lèvres sont de véritables cieux
Dans lesquels je ne peux me sentir mieux
Tu m’acceptes dans cet endroit merveilleux
Ma langue n’a pas connu plus délicieux
Mon tort ne sera pas d’être curieux
D’honorer cet endroit des plus soyeux
Qui refuserait ce lieu, hormis un capricieux.

Mon corps brûle à l’idée de l’avenir
Le tissu qui me couvre me va à ravir
Une force majestueuse, un délire
Prennent possession, pour m’envahir
Tu m’acclames, je sens que j’arrive
Je n’en peux plus, je vais me trahir
Goûtons de ce miel, il coule de plaisir.

Goûtons de ce miel, tu es au ciel
Tu cries mon nom, tu m’interpelles
Le roseau se ploie, mais tu me hèles
Je suis rompu, et tu me rappelles
Mes derniers souffles se mêlent
À ta satisfaction, la route fût belle
Et déjà nous entendons l’appel…

 

(avril 2008)

 

Ce texte est mis à disposition sous un contrat Creative Commons