Je suis toujours vivant

Je suis toujours vivant
Pas de chance pour ceux que cela énerve
Dommage, mais je ne connais pas la trêve
Mon chemin je le construis par la sève
De mes mots.

Je suis toujours présent.
Dans un monde toujours plus difficile
Enfin, beaucoup le pensent-ils
Je crois bien qu’ils sont peu habiles
De leur cerveau.

Je suis un homme sans importance
Je suis un être humain, par chance !
Je suis un mauvais client pour l’intolérance
Embrasser la médiocrité serait un non-sens
C’est mon credo.

Je suis toujours debout
Nul sort d’un quelconque marabout
Je sais qu’il faut que j’aille au bout
Tacler les démons, les pousser à bout
Les mettre K.-O.

Je suis quelqu’un qui se révolte
Et je ne veux pas devenir ton pote
Je n’agréerai pas à ce que tu radotes
Je te suggère de prendre un antidote
À ce qui est faux.

Je ne suis pas quelqu’un de parfait
J’ai sans doute l’air de donner des leçons
C’est vrai, j’aime fredonner la même chanson
Des propos dont j’ai la conviction
Qu’ils ne sont pas si sots.

Je suis un homme qui s’émerveille
Je marche l’esprit en éveil
Histoire de voir ce qui se révèle
Avec mes rêves au bout : du miel
Si bon et si chaud.

 

Ce texte est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons

C’est l’été !

C’est l’été

Ou bien l’on plonge dans la mer
Ou bien l’on s’étale à terre

C’est l’été

Soit on papillonne de femmes en femmes
Soit on s’adonne à la sagesse de l’âme

C’est l’été

La saison rêvée pour vivre en état d’ébriété
La raison rêvée pour vivre sa sobriété

C’est l’été

Le soleil brillera sûrement de tout son cœur
Le soleil ne brillera que dans nos cœurs

C’est l’été

Il paraît qu’être entouré, c’est beaucoup mieux
S’isoler, les yeux juste distraits par les cieux

C’est l’été

Tous les soirs, ça sera la fête, et beaucoup plus
Ce soir, un tête à tête avec toi, je ne veux pas plus

C’est l’été

Nos oreilles se nourrissent de musiques et de sons
Mes oreilles savourent les silences de la nature à l’unisson

C’est l’été

On lui en voudrait qu’il pleuve, comme s’il mourrait
On lui reproche sa chaleur, pas toujours son bon attrait

C’est l’été

Ses cieux aiguisent les sollicitudes
Son feu attise toutes les solitudes

C’est l’été

Béni quand il rends l’esprit bleu azur
Maudit quand il agrandit ces blessures

C’est l’été

Un seul vêtement : le soleil sur la peau
Ou rester conscient, l’éveil dans la peau

C’est l’été

Un liquide frais parcourt la gorge…
…ou brûlée par le feu qui égorge

C’est l’été

Toutes ces femmes, tous ces hommes qui se frôlent
Ailleurs, des femmes et des hommes que l’on enrôle

C’est l’été

J’en profite, ce sont les vacances…
…elles sont maudites : voila ce que tu penses

C’est l’été

Hier, mon esprit était enneigé
Aujourd’hui, j’ai l’esprit léger.

 

Ce texte est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons

Le mal est en moi (Maux)

Voici un petit texte pour ceux qui pensent que le mal est en eux.
Ce sentiment provient souvent d’un manque de confiance insidieux.
Même si l’on en a conscience, peut-on ainsi vivre heureux ?
Sachons ouvrir les yeux, et dépassons l’idée d’un mal ou d’un bien.
Satisfaisons-nous de ce que nous sommes sans chercher à imiter notre prochain,
Seul un certain état d’esprit et des valeurs aident à tisser des liens.

 

Le mal est en moi

 

Le mal est en moi
Il s’est insinué
Sans même un émoi
Tranquillement, il s’est installé.

J’étais un ange à mon réveil
Une chose qui émerveille
Une créature que l’on caresse…
Autour de moi, tant de liesse…

Le mal est en moi
Un destin malin.
Sans laisser le choix
Il ne partira plus, c’est certain.

J’étais innocent
Je suis inconscient.
On me voulait du bien
Je ne suis pas un saint.

Le mal est en moi
Comme un trait maladroit
Qui tout en moi
Dessine son dessein.

Je serai un homme à mon sommeil
Une créature responsable de ses actes.
Le mal était en moi
Mais je serai resté moi. Dernier acte.

 

(août 2007)

 

Ce texte est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons

Amour hasardeux

Je me demande quelquefois
Si je ne suis pas qu’un pion
Ce n’est pas toujours moi
Qui lance les dés.
Malgré tout, j’ai envie de t’aimer
De t’accorder mon attention.

J’ai envie de t’aimer
J’oublie que tu es mariée.
Je m’incline face à ce destin
Pour toi, je deviens un saint
Pourquoi ai-je choisi de m’aventurer
Dans une voie qui n’est pas aisée ?

Tes yeux et ton corps
Sont ce à quoi un homme
N’a pas le droit de rêver
Et la peur de me détourner
De ce pour quoi je suis destiné
Me remplit parfois de culpabilité.

J’aimerais que tout cela
Ne soit qu’un rêve que le réveil
Suffit à faire oublier.
Pourtant tu es bel et bien là
Et je ressens toujours la joie
Dans ces moments-là.

Je me demande parfois
Ce que tu attends de moi
Moi qui n’ai rien d’un roi
Pourquoi toute cette attention ?
Souvent tu es trop proche
Je suis attiré et je m’approche…

…Je caresse ton corps
Nous faisons l’amour.
Je me sens faiblir
Puis je me fais des reproches
Je ne veux pas commettre de péché
Sur la bonne voie, je me raccroche
Sans que je ressente l’envie de t’oublier…

…Les femmes sont dangereuses
Il faut que je me fasse à cette idée
Je dois me dire que c’est risqué
De parler ainsi à une femme mariée.
Ne vaudrait-il mieux pas t’oublier
Et avoir d’autres pensées ?

Je m’approche, je suis attiré…
Sans que je ressente l’envie de t’oublier.

(septembre 2006)

Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons

Des – espoirs

Je suis né avec cette couleur de peau
Que l’on associe à tous les maux
Comme horizon, un soleil de béton
Mon horizon, un décor sans horizon.

Puis ma vie défile
comme un fil embrouillé de nœuds
Alcool et mauvais genre vont faire de moi – au nom de la loi –
quelqu’un que l’on accuse de tous les maux.

Au cours de ma vie, pas de pitié
Mais je me dis qu’il me faudra bien avancer
Même si ma peau est de couleur noire
Une nouvelle voie, je dois concevoir.

Faire table rase du passé
Arrêter de me lamenter
Au nom de « l’injustice », cesser de pleurer
Mais pas renier mon passé.

Pour exemple, Martin Luther King et Malcom X
Eux ont sût prendre des risques
Même à mon niveau, je sais ce que je vaux.

Entre les amis et les potes
S’éloigner de ceux qui vous entraînent
Vers une déchéance encore plus grande
Ne se consacrer qu’à ceux qui vous soutiennent.

Aujourd’hui mes égarements sont bel et bien terminés
Au nom d’Allah, j’ai trouvé ma fierté
Et pour tous les hommes, je prie en somme
Que nous puissions vivre en toute liberté.

 

(juin 2006)

 

Ce texte est mis à disposition sous un contrat Creative Commons