Restons encore un peu chez nous

À lire de préférence le soir…


Aujourd’hui, rien n’est comme d’habitude
On dirait que les gens ont soudain disparu
Peu importe, ce n’est pas si dérangeant
Finalement, je trouve que c’est reposant.

Nous sommes prêts à nous aimer
Profitons-en pour se rapprocher
Nous allons tout faire pour oublier,
Cette situation va nous encourager
À se toucher, à s’entremêler.

La vie en dehors à vrai dire m’indiffère
Ces circonstances en rien n’interfèrent,
Je ne peux agir, je peux juste obéir
Tous les autres doivent aussi subir.

Nous enlevons nos tissus étouffants
Nous découvrons nos corps, lentement,
Nos narines, nos oreilles en se frôlant
Nous incite à redécouvrir nos sens,
Ventre contre ventre, nous allons de l’avant.

L’air est si pur, au-dehors
De vert, la nature se colore
Pas grave, nous ferons sans
Je ne sens rien d’oppressant.

Nos jambes s’entremêlent, nous nous aimons
Nous nous aventurons, en chacun nous entrons
Nous sommes solitaires, nous nous ébrouons
Nous quittons doucement cet univers, nous jouons
Rejoignons le monde parallèle. Nous rions.

À la télévision, les infos défilent sans répit
Bien tristes les gens que tout cela terrifie.
De la radio proviennent des musiques,
Des sons qui nous enivrent à l’infini.

Nos cellules n’ont pas peur de se mélanger
Elles parcourent nos épidermes jusqu’à fusionner
Dans la pénombre, laissons-nous emporter
Cette affection ne nuit pas, laissons-la germer.
Nos nuits sont plus belles que vos journées.

Délaissons les dominateurs, les mauvais esprits
Les profiteurs, ceux qui n’ont qu’un cœur assombri.
Cet endroit n’est probablement pas le paradis
Agissons pour que ça le devienne petit à petit.

Publié par AUGUSTUS

Lorsque les hommes auront compris qu'ils ne sont que des hommes, nous n'aurons plus de raison d'avoir peur de nos différences. Take it as it comes. And if it doesn't come, then take all your clothes off.

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