Ton Amour…

Ton Amour… (montre moi la route)

 

[Ce texte va peut-être heurter la sensibilité de certains ou certaines, en surprendre d’autres. J’estime simplement m’adresser à des personnes douées d’intelligence.]

 

Je lis dans tes mains nos destinées
Je comprends que tout est prédestiné
Pour ma princesse, je veux m’oublier
Oublier… à en devenir ton meilleur allié
Mes sens semblent alors s’éveiller
Me voila une créature, un être décidé
Puisque je sens soudain ton goût sucré.

Reine du désert, tes habits de déesse
Découvrent au monde ton rang de prêtresse
Seulement pour moi, tout cela tu délaisses
Tu t’offres à moi, toi ma princesse
Tu me révèles ta nudité, ma jeunesse
Je ressens la joie, l’envie, l’allégresse
Pouvais-je rêver meilleure noblesse ?

Comme un homme qui retrouve les siens
Se souvenant toujours de son chemin
Mes caresses se donnent à tes seins
Deux collines qui s’offrent à l’humain
Sur celles-ci, le point culminant du bien
Tes tétons, soyeux comme un drap de satin
Sur lequel semble souffler un vent lointain.

Je suis un marcheur dans ton sentier
Tu me charmes, et j’avance hypnotisé
Tu es mon charme, et j’avance enfiévré
La dune de tes fesses m’offre l’éternité
Puis un chemin me mène vers l’obscurité
Ce membre, mes doigts, veulent y pénétrer
J’ai découvert ton secret, ton intimité.

Je suis vulnérable face à tes caprices
Tes cheveux et tes yeux sont mon abysse
Je me retrouve au bord du précipice
Au fond, je ne peux plus me ressaisir
Brûlant sous la flamme de ton supplice
Ta langue me laisse un goût d’épice
Tes lèvres sont le refuge de mon pénis.

Tes deux lèvres sont de véritables cieux
Dans lesquels je ne peux me sentir mieux
Tu m’acceptes dans cet endroit merveilleux
Ma langue n’a pas connu plus délicieux
Mon tort ne sera pas d’être curieux
D’honorer cet endroit des plus soyeux
Qui refuserait ce lieu, hormis un capricieux.

Mon corps brûle à l’idée de l’avenir
Le tissu qui me couvre me va à ravir
Une force majestueuse, un délire
Prennent possession, pour m’envahir
Tu m’acclames, je sens que j’arrive
Je n’en peux plus, je vais me trahir
Goûtons de ce miel, il coule de plaisir.

Goûtons de ce miel, tu es au ciel
Tu cries mon nom, tu m’interpelles
Le roseau se ploie, mais tu me hèles
Je suis rompu, et tu me rappelles
Mes derniers souffles se mêlent
À ta satisfaction, la route fût belle
Et déjà nous entendons l’appel…

 

(avril 2008)

 

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Au fond il y a la mer

Au fond je vois la mer
Mes espoirs vont s’y noyer
Mes rêves se sont envolés dans l’éternité
Les pas que je fais sont pour les retrouver.

Une route sur laquelle je marche
Des feuilles jonchent le sol
Les oiseaux sont ivres morts
De cet été qui ne cesse sans remords.

Le soleil est comme un fouet
Un supplice de plus ou de moins
Qu’est-ce que cela peut faire
Puisque au fond, je vois la mer.

Dieu puisse-t-il me pardonner
Là, de tout abandonner
De me faire oublier
Du monde des conscients.

Je tiens la mer au creux de ma main
Salé pour des vacances
Sucré pour ma délivrance
Je n’ai plus qu’à prononcer la formule rituelle.

Vous vous sentez de rire
N’oubliez pas mes larmes
Car dans cette grande maison
Parfois, tout est brouillé à l’horizon.

Je vais me jeter
Telle une bouteille à la mer
Il n’y aura pas de message,
je ne pars pas à la nage.

Des rires, de la musique, un oiseau
Est-ce que ce sera le Paradis
Tel qu’on me l’a décrit ?…

Pour le moment, je suis épris
Car profonde est la mer
Car au fond, il y a la mer…

 

(février 2006)

 

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Des – espoirs

Je suis né avec cette couleur de peau
Que l’on associe à tous les maux
Comme horizon, un soleil de béton
Mon horizon, un décor sans horizon.

Puis ma vie défile
comme un fil embrouillé de nœuds
Alcool et mauvais genre vont faire de moi – au nom de la loi –
quelqu’un que l’on accuse de tous les maux.

Au cours de ma vie, pas de pitié
Mais je me dis qu’il me faudra bien avancer
Même si ma peau est de couleur noire
Une nouvelle voie, je dois concevoir.

Faire table rase du passé
Arrêter de me lamenter
Au nom de « l’injustice », cesser de pleurer
Mais pas renier mon passé.

Pour exemple, Martin Luther King et Malcom X
Eux ont sût prendre des risques
Même à mon niveau, je sais ce que je vaux.

Entre les amis et les potes
S’éloigner de ceux qui vous entraînent
Vers une déchéance encore plus grande
Ne se consacrer qu’à ceux qui vous soutiennent.

Aujourd’hui mes égarements sont bel et bien terminés
Au nom d’Allah, j’ai trouvé ma fierté
Et pour tous les hommes, je prie en somme
Que nous puissions vivre en toute liberté.

 

(juin 2006)

 

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Dès que j’ai vu cette fille

Dès que j’ai vu cette fille
Entre elle et moi, je me suis dis
L’amour est si facile
Et que la haine est si difficile.

Je ne pensais qu’à elle
J’aurais pu écrire : je suis à elle
Pour moi, y’avait pas de problème
Une chanson, et c’est le grand frisson.

Je lui ai demandé : « veux-tu te marier avec moi ? »
Elle a répondu « quoi ? »
Et j’ai senti son effroi
Et moi, je suis tombé dans le désarroi.

J’ai encore rêvé d’elle
Mais elle n’a encore rêvé de rien
Entre elle et moi, il n’y a plus rien
Les draps ne se souviennent de rien.

Je me disais : entre elle et moi y’a un futur
Pas de chance, je n’ai pas de voiture
Et puis trop de désinvolture
Il ne me reste que mes blessures.

Quand je l’ai croisé
Je pensais la rencontrer
Sur moi, elle ne s’est pas retournée
Moi qui pensais la faire danser.

Je rêvais à un film de ciné
Quand je me réveille : la réalité
Pour moi, y’avait de l’espoir
Pour elle, fallait me laisser croire.

Une famille et des enfants
C’est pour les autres
Des trucs d’adolescents
Écrit au feutre jaune.

J’étais amoureux de cette fille…
Entre elle et moi, c’est fini
Comme un mauvais vidéo-clip
Sur une chanson insipide…

 

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Je ne crois plus au père noël

Je ne crois plus au Père Noël
Son traîneau est tombé à la mer
Ses rennes se sont égarés
Et sa hotte a été dévalisée.

Je ne crois plus au Père Noël
Avec ma carte bancaire
Je peux m’acheter des biens de consommation
Des biens d’aliénation.

Le Père Noël n’existe plus
Son entreprise a fermé et ses lutins licenciés
Il a tout vendu au télé-achat
Gloire à Coca-Cola.

Le Père Noël n’existe pas
Ça, j’en suis convaincu
Les barbus ne sont plus ce qu’ils sont
Des barbus ne savent plus ce qu’ils font.

De pères Noël on nous assène
Tout ira bien on nous martèle
À la lune, on nous fait croire
Au Paradis, je préfère croire.

 

[note de 2008 : je trouve effectivement que ce texte fait preuve d’une naïveté réellement avérée… ^^]

 

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