Brûle (Laisse les brûler…)

Laisse les brûler
Laisse derrière toi
Un monde lointain
Ils nous ont oublié
Pas la peine d’espérer.

Laisse les brûler
Ils se battent. Pourquoi ?
Chacun veut sa miette de pain
Cela ne sert à rien de rester.
Viens avec moi, allez…

Laisse les brûler
Ils s’offusquent ? Quel désarroi !
Des intérêts, plus de dignité.
À quoi bon rester planter là ?
Je t’emmène. Un aller simple.

Tu verras, tu n’auras pas à faire grand chose.
Quelques mots à prononcer : la métamorphose.
Je pleurerai peut-être : je serai surement ému
Des larmes, ce n’est pas très cher pour un promu
De la joie, c’est la conséquence si grandiose.

Laisse les s’évaporer.
Ces chiens, et tous leurs faux amis.
Que gagneront-ils ? De vrais ennemis.
Que restera-t-il ensuite ? Un sursis ?
Rejoins-moi, j’ouvre grand mes bras.

Laisse les s’évaporer.
Un jour, tout finira bien par arriver.
Nous serons des hommes élevés.
Ils nous traitent d’arriérés ? Oublie-les !
Suis-moi, les choses d’avant sont du passé.

Laisse les disparaître.
D’eux, il ne restera rien.
Je les oublie déjà. Plus rien.
Je pense à toi, rien de malsain
Allons-y… Tu es des miens.

Tu verras, tu n’auras pas à faire grand chose.
Quelques mots à prononcer : la métamorphose.
J’exulte vraiment : je suis heureux de ta venue
Des rires : c’est ma joie immense pour un promu
De la fierté, c’est la conséquence si grandiose.

 

Lorsque ce texte m’est venu à l’esprit, j’ai également pensé à ce titre du groupe NOIR DÉSIR : « The wound » (année : 1989)

 

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Ramadan 2011

[note de 2018] Durant le Ramadan de 2011, je m’étais fixé l’écriture de quatre vers chaque jour que comptait ce mois.

C’était en quelque sorte une sorte de cadavre exquis dont j’étais le seul rédacteur.

Voila pourquoi ce texte peut sembler ne pas avoir de sens, chaque strophe reflétant mon humeur du jour.

1er août

Aujourd’hui, c’est le premier jour
J’ai décidé d’affronter les vautours
Je me demande si cela le vaut toujours.
Démons : est-ce la fin du parcours ?

2 août

J’invoque ton nom, en le murmurant,
J’espère que personne ne nous entend !
Comme si cela m’était rassurant.
Tu es de, mon équilibre, le garant.

3 août

Je foule un peu des pieds cette vie
J’ai le choix : me contenter d’être ravi
Ou avoir besoin – comme un défi –
d’une montagne jamais encore gravie

4 août

Seras-tu là comme je l’espère ?
J’aime quand tu veux me plaire,
Je me réfugie dans mon repaire
Je t’attends, je prie, j’espère…

5 août

J’apprécie quand tu es séduit,
Nulle question d’aspirer à l’utopie.
Ce qui nous arrive, c’est bien ici,
L’opportunité, les gens l’oublient…

6 août

Pourquoi tous ces actes délictueux
Contraires a leurs mots orgueilleux ?
Vivre ses journées le ventre creux
Devrait nous rendre plus sérieux…

7 août

Nous ne sommes que des amoureux,
Toi et moi. Nous vivons, si chanceux,
De ne pas être de leurs plans odieux :
Honorons les humbles, les respectueux.

8 août

Quitte à susciter de l’incompréhension,
Ne prenons pas de mauvaises directions.
Notre maison requière notre attention,
Admirons-les : ceux-là sont en passion.

9 août

Nous entendons bien leurs invocations
De la sérénité, ils en sont l’évocation,
Nous prenons part à cette procession
Pourtant, il y avait eu l’appréhension.

10 août

J’ai appris d’autres habitudes
Tu m’as apporté la plénitude.
On s’étreint, en toute quiétude,
J’ignorais posséder l’aptitude.

11 août

Nous sommes ensemble, pas de leurre
Nous entonnons le même air fédérateur.
Toutes les nuances : une seule valeur.
Tous réunis au nom de l’acte fondateur.

12 août

Je ne voudrais jamais te dire adieu
Je ne trouverais soleil plus radieux.
Un « au revoir », ce n’est guère mieux,
J’espère ne pas être trop orgueilleux.

13 août

Au retour, nous serons sans doute déçus…
Essayons de garder nos désirs, voire accrus.
Ce qui importe, c’est de parvenir à l’issue,
Nous dirons : nous y sommes enfin parvenus !

14 août

Pas question de grande philosophie
Tentons simplement de mettre à profit
Ce que nous avons régulièrement appris,
Sinon, nos âmes risquent l’atrophie.

15 août

À ceux qui prétendent – par leurs discours –
Savoir ce que chacun de nous encourt,
À ceux appliquant leur justice sans recours :
Silence ! Éloignons-nous-en sans détours.

16 août

Nous nous énervons de temps en temps
Or, il faudrait que nous soyons constants
Puis, que nous réussissions à nous sentir patient
C’est ce qui nous rendrait plus résistants.

17 août

Lorsque je ressens le besoin d’avoir un avis
Devrais-je m’adresser auprès des instruits ?
Ne pas toujours céder à mes propres envies
Qui peuvent, parfois, ne devenir que du bruit ?

18 août

Et soudain, tous ces hommes s’apaisèrent
Puis, dans les mêmes eaux, ils se baignèrent
J’ai même crû voir certains qui se saluèrent
Allaient-ils enfin découvrir une seule terre ?

19 août

Dommage : ce n’était qu’un monde qui luit
Au fond de moi-même. Je ne dirai pas : tant pis
On peut se sentir – par tout cela – éconduit
Or, je suis avec toi, je profite à nouveau du répit.

20 août

Je ne veux pas prétendre être malheureux
Mais de plus de justice, je suis désireux
Est-ce un désir qui semble si hasardeux ?
J’ose espérer qu’il se révélera fructueux.

21 août

À présent, saisissons ces moments généreux
Que l’on nous offre. Ces instants chaleureux,
Ce temps que l’on aime chaud, et fructueux.
Savourons ces plaisirs exquis et voluptueux.

22 août

À ton éloignement, je n’ai pas de solution
Je ne peux que regretter ta disparition.
Je pourrais me répandre en lamentations
Te retrouver bientôt, j’en ai la conviction.

23 août

Pour le moment, au milieu de ces plantations
Je caresse cette herbe. Je ressens un frisson.
Puis, je chéris l’ensemble de ces créations
Cela ressemble à une toile, une illustration.

24 août

J’admire ta beauté : un songe qui se dénude
Ce n’est que le commencement : un prélude
Dans la nature, il n’y a vraiment rien d’absurde
Jouissons, grisons-nous de tant de gratitude.

25 août

Ce sentiment doit se terminer sans querelleur
Souhaitons que ne se dissipe pas la chaleur.
Le calme apaisant de ces jours, de ces heures
Nous berce tel un vent doux qui nous effleure.

26 août

Oui, j’ai envie de rejoindre ton cœur radieux
Je ne me perdrai pas en bavardages insidieux
Je respirerai ton souffle, un écho mélodieux
Ma bouche s’emplira d’un goût merveilleux.

27 août

Les efforts sincères ne restent pas inaperçus
Ce qui vient de soi se passe de compte-rendu
Peu importe ce que nous portons comme tissu
L’important, en substance, c’est la main tendue.

28 août

Le crépuscule, de sa venue, nous gratifie
Les astres ressemblant à une calligraphie
Chacun de nous sait ce que cela signifie
Nous sollicitons celui qui nous magnifie.

29 août

La fin arrivera, sans vraiment être un réveil
On va se tenir, se dire qu’on est tous pareil
Demain ne sera sans doute pas comme la veille
Mais, tout le monde se saluera : a dan dot soley…

(août 2011)

 

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Des vers… d’hiver.

L’amitié est un baiser sur ta joue, là.
Amour est un autre que je donnerais, là,
Maintenant, sur ta bouche, Incha Allah.
Insistes-tu pour que cela soit comme ça ?
Apprécies-tu quand je deviens un forçat ?…

 

Calmement, elle se couche sur le sol,
On dirait presque qu’elle me cajole…
La lune ressemble à une luciole.
Et si on décidait, ici, de se plaire,
Restons là, construisons une pépinière,
Espérons. Loin : ce qui nuit. La misère.

 

Sois attentive quand ton psy cause
Accepte qu’il soigne tes psychoses…
L’hostilité, un jour, se montre en robe,
Innocence dans laquelle elle s’enrobe…
Modère ce comportement, tu larmoies,
Ai-je seulement versé une larme, moi ?

 

Pour que tout soit parfait, je m’abandonne à l’eau
Ruisselante sur moi, se donnant, jusqu’à mon halo,
Intérieurement, je m’offre une seconde naissance
Enlace, imprègne cet homme nu de cette essence,
Raffermis mon âme, puis rejoins l’univers au galop
Enchanté, sans arrogance, je plonge dans ton halo.

 

Je n’ai pas la prose d’un docteur
Je le constate à ton air moqueur.
Mais, bientôt viendra mon heure
Tu constateras, alors, ma grandeur.
Je t’aurai montré, sans être vengeur
Que je suis moi, mais encore meilleur.
Tu reconnaîtras mon esprit frondeur
Dont je sais faire preuve avec vigueur.
Une présence d’esprit digne d’un prêcheur
À faire pâlir d’envie bien des leaders.

 

Ces quelques vers sont mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons

Gentil ou méchant

J’ai mis mes lunettes de soleil
pour ne pas être ébloui, ciel !,
par tant de soleil, si lumineux,
comme ces étoiles dans les cieux.

Personne ne semble te remarquer,
alors je souris pour être le premier
je ne veux pas te laisser filer, non !,
étoile filante, à quoi bon sinon ?

Tu vas toi aussi comme ces gens,
je t’en prie, ne pars pas en courant
j’ai envie de dire : oh soleil, reste !
J’ai envie de te capturer, aimer à tue-tête.

 

Parmi la fourmilière, tu es la libellule
Moi je m’étais réfugié dans ma bulle
Je voulais m’échapper de cette canicule
Miracle, il y a eu toi…

Parmi la fourmilière, trop de vipères
Je les entends persifler contre l’adversaire
Je veux m’échapper de cette misère
Je suis pantois…

 

Je pourrais t’abreuver de belles paroles
À quoi bon, j’aurais trop l’air frivole
Dommage, le temps file entre mes mains
Les secondes se font torture, viens !

J’aimerais tellement savoir à quoi tu penses
Tu te dis que je fais preuve d’insistance ?
Et puis non ! Il faut que je sois franc.
Du reste du monde, je veux être différent.

Finalement, rien ne ressemble aux rêves
Ou alors, pas dans ce monde qui crève !
Je reste bouche bée au lieu de t’effleurer
Tu ne seras pas ma beauté, mais l’apeurée.

 

Parmi la fourmilière, tu es la libellule
Moi je m’étais réfugié dans ma bulle
Je voulais m’échapper de cette cellule
Espoir, il y a eu toi…

Parmi la fourmilière, trop d’impairs
Subit comme d’étranges adversaires
Pitié, je veux m’échapper de cette misère
Je suis aux abois…

 

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Tres aventuras

Bonsoir, salamaleykum,

Ce n’est pas sans une certaine joie que je vous fais part de ce texte concernant les femmes. Ou plutôt *une* femme. La méchante, la vilaine. Ah non pardon, je crois que c’est moi le méchant et le vilain…!

Bonne lecture Incha Allah. ^^

À bientôt, besslama.

Ma très chère Sarah,
Je profite de ce moment là,
Afin de t’écrire, car je suis las,
Un texte que j’espère tu liras.

L’homme a tant besoin de la femme,
L’inverse n’est pas non plus infâme,
Tu le sais bien, toi, la flamme,
Je me rappelle donc à ton âme.

Écoute, mon comportement ne fut pas irréprochable,
De perfection, je ne connais personne de capable,
Je ne demande pas d’absolution, ça serait impensable
Sache juste que le destin n’est pas inexorable.

Le chemin que tu prends n’est pas le plus sûr,
Mais je comprends, il y a des doutes qui rassurent,
Moi je fais partie de ceux qui à la dorure,
Préfèrent la simplicité d’une saine nourriture.

Un ami m’a encore parlé de toi, hier,
Ne crois pas qu’il soit prétentieux, fier,
Il serait prêt à mettre genoux à terre,
Pour qu’entre nous nous cultivons ta terre.

Au risque de paraître rabat-joie :
Tu provoques beaucoup de joie,
Imagine le paradis à nous trois,
Laisse nous ce choix à concevoir.

Ma très chère Sarah,
Je profite de nos solitudes.
Pour nous libérer des turpitudes,
Fais le pas qui nous libérera.

Tant de choix pour une relation :
Il faut oublier l’appréhension,
Deux amis fidèles à ton attention,
La tendresse vaincra ta suspicion.

Ma chère Sarah, n’ai plus d’interdit,
Deux beaux fruits murs pour tes nuits,
En échange, tu donnes d’autres fruits,
Ceux que ma religion glorifie…

…D’autres, que seul un stoïque
Ne saurait pas en apprécier la saveur.
Le laisser caché sous ta tunique,
Serait nous faire un déshonneur.

Réserve le aux deux hommes
Qui glorifieront ta prestance.
Imprègne-toi de leur joie immense
Qu’ils ont d’honorer ta couronne.

 

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