Le sir concis

Il est (toujours) libre Max (en 2018)

 

Le sir concis…

…va toujours à l’essentiel et se joue du superficiel
les tristes sirs qui parlent, il les ramasse à la pelle.
Ceux qui enroulent et déroulent leur langue de miel,
une spirale de mauvais goût aux graves séquelles
Il sait bien que de toute façon ils finiront à la poubelle.

Le sir concis…

…est cela dit, bon prince, car il laisse tous ces gens parler
Les mauvais tchatcheurs, c’est certain, il pourrait les humilier
Lui préfère ne pas trop en dire, ne pas se mêler
Il laisse le monde désordonné s’entremêler
Il prend ses distances. Sur un petit nuage, il s’est installé.

Le sir concis…

À première vue, tu ne lui accorderais pas le bon dieu
Ses confessions, justement, il les réserve au Miséricordieux
Tu trouveras son costume miteux, pas grave, il a beaucoup mieux
Tu sais, parfois la mort porte une cravate, alors ouvre les yeux.
S’il n’est pas sans reproche, jamais tu ne le trouveras orgueilleux.

Le sir concis…

Sans fausse modestie, ne veut pas son nom au générique
Quand il réussit ce qu’il fait, ça lui paraît un peu basique
Les échecs l’inquiètent, deviennent une angoisse, c’est symptomatique
Pour se sentir rassuré, il veut qu’on pense qu’il est unique
Ne pas user de stratagème pour cela, simplement quelques paroles oniriques.

Le sir concis…

Ne veut pas se constituer de réseaux, là ou tout semble faux
Ne trouvent pas que les petites flatteries soient un cadeau.
Combien ont les autres ? Beaucoup ? Lui a juste ce qu’il faut.
Ni moralisateur, ni laxiste à l’excès, n’est pas des gens joviaux,
Mais si tu as besoin de lui, tu le trouveras au moment où il faut

Le sir concis…

…se sens comme un roi partout. Ne cherche donc pas son château,
Pour que tu sois à l’aise, rien de mieux que des gestes amicaux
Quand il accueille – héritage oriental – il a déjà ôté son chapeau
Tranquille, il vit son style, ambiance occidental, bienvenue amigo !
Il ne cherche pas la querelle, espère juste que tu aimeras son drapeau.

 

(mars 2018)

 

Ce texte est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons

C’est l’été !

C’est l’été

Ou bien l’on plonge dans la mer
Ou bien l’on s’étale à terre

C’est l’été

Soit on papillonne de femmes en femmes
Soit on s’adonne à la sagesse de l’âme

C’est l’été

La saison rêvée pour vivre en état d’ébriété
La raison rêvée pour vivre sa sobriété

C’est l’été

Le soleil brillera sûrement de tout son cœur
Le soleil ne brillera que dans nos cœurs

C’est l’été

Il paraît qu’être entouré, c’est beaucoup mieux
S’isoler, les yeux juste distraits par les cieux

C’est l’été

Tous les soirs, ça sera la fête, et beaucoup plus
Ce soir, un tête à tête avec toi, je ne veux pas plus

C’est l’été

Nos oreilles se nourrissent de musiques et de sons
Mes oreilles savourent les silences de la nature à l’unisson

C’est l’été

On lui en voudrait qu’il pleuve, comme s’il mourrait
On lui reproche sa chaleur, pas toujours son bon attrait

C’est l’été

Ses cieux aiguisent les sollicitudes
Son feu attise toutes les solitudes

C’est l’été

Béni quand il rends l’esprit bleu azur
Maudit quand il agrandit ces blessures

C’est l’été

Un seul vêtement : le soleil sur la peau
Ou rester conscient, l’éveil dans la peau

C’est l’été

Un liquide frais parcourt la gorge…
…ou brûlée par le feu qui égorge

C’est l’été

Toutes ces femmes, tous ces hommes qui se frôlent
Ailleurs, des femmes et des hommes que l’on enrôle

C’est l’été

J’en profite, ce sont les vacances…
…elles sont maudites : voila ce que tu penses

C’est l’été

Hier, mon esprit était enneigé
Aujourd’hui, j’ai l’esprit léger.

 

Ce texte est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons

Hommes du net = hommes malhonnêtes (?)

Les hommes

 

Dieu a créé toutes les femmes,
Et l’homme a allumé la flamme.
Surtout que personne ne le blâme
Il préfère plutôt qu’on l’acclame
Toujours prêt à donner son âme
Aux plus offrantes, mesdames !

Aucune remise en question pour le sexe fort
La fidélité, bof, ce n’est pas son fort
Ce qu’il veut, c’est juste faire le fort
Pour ça, il n’a pas besoin de faire d’effort,
Avec l’autre sexe, c’est lui d’abord
Pas question de ne pas être d’accord !

Tu me juges, tu décries mon comportement
Mon seul juge voit bien tes agissements

Il traîne en bande, histoire de se faire voir
Crois que cool rime avec soirée à boire !
Paraître classe, c’est être en déboire…
« Mais moi les femmes, je peux les avoir
Elles sont à mes pieds, c’est mon pouvoir »
Leur dignité ? Juste un truc de dépotoir.

Une ne lui suffit pas sur cette planète
Son repère se trouve désormais sur internet
À la recherche d’une nouvelle play-mate,
Pour elle, il est prêt à faire une scénette
Pour un dial hot, son pseudo corps d’athlète
Fera l’affaire, pense-t-il, mais pas être honnête.

Tu as proscris : « al hob »
Ta philosophie, c’est al z*b

Tandis qu’elle croit à une belle vie
Lui ne veut qu’une pauvre chipie
À consommer au fond d’un cagibi
Le sexe c’est toujours en catimini
Faut bien satisfaire ses envies
Évidemment, faut bien tromper l’ennui.

S’il fait clean, c’est une contrefaçon
Auprès de tous les autres, faire la leçon
La fidélité et la piété, il en fait mention,
À tous ceux qui ne seraient pas à l’unisson
Avec ses idées qu’il croit mettre en action
Pointe alors son index menaçant : « punition ! »

Je n’ai qu’une envie, te montrer qui je suis
Un jour pour toi aussi, viendra la nuit.

Quand plus personne n’est là pour écouter
Il se change en vampire, oubliée la piété
Il se change en charogne, oubliée sa dulcinée
Mais pas question pour elle de se détourner
Ça ne serait qu’une pauvre illuminée
Qui ne mériterait que d’être abandonnée.

 

(décembre 2008)

 

Ce texte (acerbe) est mis à disposition sous un contrat Creative Commons

Méchant, je suis, méchant, je resterai !

Méchant

 

Voici un petit message pour toi, al hmar
Tu prétends vouloir faire de l’art
Tu veux devenir célèbre dare-dare
Pour faire hype, tu te déguises en zonard
Histoire de faire rêver tous les smicards
Problème : tu ressembles plus à un tocard !

Tu crois nous jouer de la musique
Briller sur bande magnétique
Tu imagines que tu vas faire du fric
Mais quand on t’entends, on crie panique
En analogique ou en numérique
Tu as toujours les mêmes tics.

Tu es la coqueluche des disquaires
Surtout quand tu leur parles affaire
Qu’ensuite, ils te suivent comme des cockers
Et qu’ils se nourrissent de ton salaire
Des mecs comme toi, ça me rends vénère
Ta soupe a vraiment un goût amer !

Sur les plateaux, tu ramasses les miettes
Dans le milieu, c’est toi le pic-assiette
C’est plus facile de t’attaquer aux starlettes
Mais toi, tu n’en es pas plus honnête
Les autres marchent en mp3 sur internet
Tu n’en es encore qu’aux cassettes.

On devrait te faire embarquer par les flics
Car tes coups, on les connaît, c’est du classique
Tu crois faire rebelle en disant « nique »
Tout le monde a compris : tu paniques
Promotion canapé : tu connais, c’est ta tactique
Pas besoin d’études pour apprendre ta technique.

Tu veux faire un feu d’artifice
Exploser tous les box-office
Devenir respectable d’office
Alors prends ce qu’il te reste de malice
Et occupe-toi plutôt de tes fils
Avant qu’ils ne te dénoncent au FIS !

Quant à tes jolies paroles
Ce n’est que du toc, pas d’bol
Chez toi, y’a quelque chose qui cloche
Même sur Skyrock, ça fait floc
Un conseil : mets-toi à l’alcool
Car tu vas t’épuiser, comme le pétrole.

Voilà ces quelques mots sortis de ma tête
Je te les envoie direct sur papier à en-tête
As-tu bien lu ce texte, toi qui te la pète ?
Ton habitude est d’attaquer comme une mauviette
Mais tu ne vaux pas mieux qu’une lopette
Fais un geste, reprends la branlette.

 

(janvier 2008)

 

Ce texte est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons