AUGUSTUS... tout simplement

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lundi 22 mars 2010

Je suis toujours vivant

Je suis toujours vivant
Pas de chance pour ceux que cela énerve
Dommage, mais je ne connais pas la trêve
Mon chemin je le construis par la sève
De mes mots.

Je suis toujours présent
Dans un monde toujours plus difficile
Enfin, beaucoup le pensent-ils
Je crois bien qu'ils sont peu habiles
De leur cerveau.

Je suis un homme sans importance
Je suis un être humain, par chance !
Je suis un mauvais client pour l'intolérance
Embrasser la médiocrité serait un non-sens
C'est mon crédo.

Je suis toujours debout
Nul sort d'un quelconque marabout
Je sais qu'il faut que j'aille au bout
Tacler les démons, les pousser à bout
Les mettre K.-O.

Je suis quelqu'un qui se révolte
Et je ne veux pas devenir ton pote
Je n'agréerai pas à ce que tu radotes
Je te suggère de prendre un antidote
À ce qui est faux.

Je ne suis pas quelqu'un de parfait
J'ai sans doute l'air de donner des leçons
C'est vrai, j'aime fredonner la même chanson
Des propos dont j'ai la conviction
Qu'ils ne sont pas si sots.

Je suis un homme qui s'émerveille
Je marche l'esprit en éveil
Histoire de voir ce qui se révèle
Avec mes rêves au bout : du miel
Si bon et si chaud.


--

Oui, je suis toujours vivant. Je trouve juste un peu dommage que ce blog n'ait pas plus de visiteurs. Peut-être qu'il faudrait que j'en change l'orientation... A vrai dire, ce n'est pas vraiment à l'ordre du jour. Je suis désolé envers ceux qui pensaient qu'ils allaient y trouver des photos de moi, de mes amis, de mes proches dans des situations plus ou moins glorieuses... ^^ Je suis plutôt sage. Ou disons plutôt que j'en donne l'apparence.

Tout ça pour dire que mes billets risquent d'être plus sporadiques. A mes rares admirateurs - je sais que j'en ai ^^ - je leur dis toutefois que je continuerai à écrire, à faire part de mes pensées, de mes remarques désobligeantes et de mes propos acerbes. Pour l'instant, je vous laisse découvrir un autre de mes textes.

A part ça, je vous aime tous, sauf les hypocrites. Saviez-vous que j'étais un homme fourbe ? :-) Certes, mon honnêteté m'incitait à ne pas cacher ma méchanceté. Mais moi un homme fourbe, c'est donc un talent caché qui se dévoile en quelque sorte...!

Je ne suis pas contre le fait que vous me laissiez un petit commentaire (même désagréable...!).



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lundi 25 juin 2007

Au fond il y a la mer

Au fond il y a la mer


au premier plan, des rochers, puis la mer, et un ciel sombre et gris, des nuages cachant le soleil


Au fond je vois la mer
Mes espoirs vont s’y noyer
Mes rêves se sont envolés dans l’éternité
Les pas que je fais sont pour les retrouver.

Une route sur laquelle je marche
Des feuilles jonchent le sol
Les oiseaux sont ivres morts
De cet été qui ne cesse sans remords.

Le soleil est comme un fouet
Un supplice de plus ou de moins
Qu’est-ce que cela peut faire
Puisque au fond, je vois la mer.

Dieu puisse-t-il me pardonner
Là, de tout abandonner
De me faire oublier
Du monde des conscients.

Je tiens la mer au creux de ma main
Salé pour des vacances
Sucré pour ma délivrance
Je n’ai plus qu’à prononcé la formule rituelle.

Vous vous sentez de rire
N’oubliez pas mes larmes
Car dans cette grande maison
Parfois, tout est brouillé à l’horizon.

Je vais me jeter
Tel une bouteille à la mer
Il n’y aura pas de message,
je ne pars pas à la nage.

Des rires, de la musique, un oiseau
Est-ce que ce sera le Paradis
Tel que l’on me l’a décrit ?…

Pour le moment, je suis épris
Car profonde est la mer
Car au fond, il y a la mer…


(février 2006)


[edit : l'image figurant dans ce billet n'apparaissait pas sur mon ancien blog. Comme je la trouvais plutôt belle, je l'ai ajouté dans ce présent billet.]

- photographie : "Ciel gris, le soleil et la mer", de Sylvain ELIES (légèrement retouchée par Augustus), publiée sous une licence Creative Commons 2.0 : by-nc-sa

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samedi 27 août 2005

Dès que j’ai vu cette fille

Dès que j’ai vu cette fille
Entre elle et moi, je me suis dis
L’amour est si facile
Et que la haine est si difficile.

Je ne pensais qu’à elle
J’aurais pu écrire : je suis à elle
Pour moi, y’avait pas de problème
Une chanson, et c’est le grand frisson.

Je lui ai demandé : "veux-tu te marier avec moi ?"
Elle a répondu "quoi ?"
Et j’ai senti son effroi
Et moi, je suis tombé dans le désarroi.

J’ai encore rêvé d’elle
Mais elle n’a encore rêvé de rien
Entre elle et moi, il n’y a plus rien
Les draps ne se souviennent de rien.

Je me disais : entre elle et moi y’a un futur
Pas de chance, je n’ai pas de voiture
Et puis trop de désinvolture
Il ne me reste que mes blessures.

Quand je l’ai croisé
Je pensais la rencontrer
Sur moi, elle ne s’est pas retournée
Moi qui pensais la faire danser.

Je rêvais à un film de ciné
Quand je me réveille : la réalité
Pour moi, y’avait de l’espoir
Pour elle, fallait me laisser croire.

Une famille et des enfants
C’est pour les autres
Des trucs d’adolescents
Écrit au feutre jaune.

J’étais amoureux de cette fille…
Entre elle et moi, c’est fini
Comme un mauvais vidéo-clip
Sur une chanson insipide…



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samedi 13 août 2005

Je ne crois plus au père noël

Je ne crois plus au Père Noël


Je ne crois plus au Père Noël
Son traîneau est tombé à la mer
Ses rennes se sont égarés
Et sa hotte a été dévalisée.

Je ne crois plus au Père Noël
Avec ma carte bancaire
Je peux m’acheter des biens de consommation
Des biens d’aliénation.

Le Père Noël n’existe plus
Son entreprise a fermé et ses lutins licenciés
Il a tout vendu au télé-achat
Gloire à Coca-Cola.

Le Père Noël n’existe pas
Ça, j’en suis convaincu
Les barbus ne sont plus ce qu’ils sont
Des barbus ne savent plus ce qu’ils font.

De pères Noël on nous assène
Tout ira bien on nous martèle
A la lune, on nous fait croire
Au Paradis, je préfère croire.

(août 2005)


[edit : je trouve effectivement que ce texte fait preuve d'une naïveté réellement avérée... ^^]

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Cette création (de Noël mais qui date d'août 2005 quand même) est mise à disposition sous un contrat Creative Commons