Bonsoir, salamaleykum,


Quand on était petit, et pour Augustus, il est vrai que ça commence à dater, lorsque l'on se chamaillait ou disputait avec ses camarades de classe, il arrivait qu'on ne se cause plus...

Lorsque cela se passait au collège, et sachant qu'à cette époque déjà, j'étais plutôt possessif, j'avoue que parfois je vivais un peu mal cette situation, et je faisais en conséquence preuve de méchanceté - à cette époque déjà (bis!) - envers cet ami qui avait eu l'outrecuidance de me fausser compagnie pour tenter sa chance avec une fille qui était dans la même classe que nous.

Cette situation, certes provisoire, était tout de même difficile à vivre pour Augustus qui aime trop l'amitié, au point d'accepter sans broncher qu'un de ses camarades lui accorde moins d'attention. Et qui plus est pour une femme qui ne devait aimer que les mecs biens et propres sur eux.

Non pas que cet ami ne fût pas bien, et qu'il ait des problèmes d'hygiène ^^ Je constate malgré tout qu'avec le recul de toutes ces années passées, je pense que nous n'étions peut-être pas du même monde que les filles tant convoitées...

Cela me rappelle une anecdote mais je vous la narrerait une prochaine fois, sinon, cela vous fera trop de lecture, et Augustus ne voudrait pas fatiguer ses lecteurs. :-)

De nos jours, quand on décide que l'un de nos amis ne le serait plus, quand vous tombez en disgrâce auprès de l'une de vos connaissances, on pourrait le traduire, en général, de la manière suivante : nous utilisons tous très probablement Windows Live Messenger, aussi connu sous le nom de *MSN*, ce logiciel de messagerie instantanée dont la présence s'avère quasi-obligatoire sur l'ordinateur de l'Homme moderne.

En cas de dispute virtuelle, véritable incident diplomatique, voila que nous ripostons et montrons notre colère, en supprimant la personne incriminée de notre liste des contacts, ce qui est le premier échelon avant ce qui suit.

En cas d'échec d'un éventuel processus de paix qui auraient été entrepris par l'une des deux partis, et que la personne devient vraiment trop envahissante à notre goût, elle entre dans notre panthéon personnel des boulets. Ce qui peut se traduire aussi par la décision de la "bloquer", signifiant que ce contact n'aura plus les moyens de nous voir en ligne. C'est "l'éloignement forcé virtuel" en quelque sorte !

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En France, une zone de "non-droit" désigne usuellement un quartier, un endroit où il est supposé difficile d'y faire maintenir l'ordre, du fait de la tension qui règne entre les habitants et les forces de l'ordre, ces derniers représentant de la loi, et d'une autorité dans lesquelles on ne se reconnaît plus vraiment.

Dans le film "La Zona" (Propriété Privée), film mexicain de Rodrigo Plá, la zone de non-droit est en l'occurrence un quartier hyper-protégé par caméras et vigiles tendance pittbull, à l'intérieur duquel les résidents riches vivent en autarcie, et à l'écart de la partie pauvre (populaire) de la ville. Ce sont eux les pauvres en réalité, mais ils ne se rendent pas compte. :-)

Cette vie si tranquille et si sécurisée (si sécurisante) vole en éclat le jour où un cambriolage est commis dans l'une des habitations. L'occupante est retrouvée étranglée, et deux des trois (jeunes) cambrioleurs sont abattues ainsi que l'un des gardiens durant l'assaut.

Dès lors, le reste des habitants de ce bunker décident de s'improviser justiciers. Après concertation au sein d'un conseil de quartier – qui avouons-le ressemble plus au rassemblement d'une obscure secte – la décision est prise de rechercher le voyou toujours en fuite. Et que la police ne viennent pas se mêler de cette affaire. Justement, l'argent à défaut de faire le bonheur, garantit la tranquillité.

Sous la forme d'un suspense, ce film démontre que le repli sur soi-même, le communautarisme (puisqu'il s'agit bien là de communautarisme, non pas basé sur une race, une religion, mais sur un statut social), l'éloignement le plus possible des "pauvres" n'est que le garant d'une pseudo paix sociale... Le tout au mépris de la véritable justice et du respect des lois censées régir une démocratie... Les forces de l'ordre sont également égratignées, et l'ordre qu'elles honorent n'est celui que la corruption a engrangé.

Finalement, la zone de non-droit ne serait-ce pas plutôt une zone sensible et risquée pour ceux qui ne veulent que l'équité.

Inutile de vous dire que Augustus vous recommande ce film. Même si celui-ci souffre de quelques légères longueurs – surtout sur la fin – je vous invite à pénétrer par effraction dans la Zone. Et surtout faites gaffe aux caméras... Si vous êtes vraiment paranoïaque, vous pourrez toujours débranchez votre webcam... :-)


A bientôt, besslama,

AUGUSTUS


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