Au fond il y a la mer
Au fond je vois la mer
Mes espoirs vont s’y noyer
Mes rêves se sont envolés dans l’éternité
Les pas que je fais sont pour les retrouver.
Une route sur laquelle je marche
Des feuilles jonchent le sol
Les oiseaux sont ivres morts
De cet été qui ne cesse sans remords.
Le soleil est comme un fouet
Un supplice de plus ou de moins
Qu’est-ce que cela peut faire
Puisque au fond, je vois la mer.
Dieu puisse-t-il me pardonner
Là, de tout abandonner
De me faire oublier
Du monde des conscients.
Je tiens la mer au creux de ma main
Salé pour des vacances
Sucré pour ma délivrance
Je n’ai plus qu’à prononcé la formule rituelle.
Vous vous sentez de rire
N’oubliez pas mes larmes
Car dans cette grande maison
Parfois, tout est brouillé à l’horizon.
Je vais me jeter
Tel une bouteille à la mer
Il n’y aura pas de message,
je ne pars pas à la nage.
Des rires, de la musique, un oiseau
Est-ce que ce sera le Paradis
Tel que l’on me l’a décrit ?…
Pour le moment, je suis épris
Car profonde est la mer
Car au fond, il y a la mer…
(février 2006)
[edit : l'image figurant dans ce billet n'apparaissait pas sur mon ancien blog. Comme je la trouvais plutôt belle, je l'ai ajouté dans ce présent billet.]
- photographie : "Ciel gris, le soleil et la mer", de Sylvain ELIES (légèrement retouchée par Augustus), publiée sous une licence Creative Commons 2.0 : by-nc-sa

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