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C’est l’été !

C’est l’été

Ou bien l’on plonge dans la mer
Ou bien l’on s’étale à terre

C’est l’été

Soit on papillonne de femmes en femmes
Soit on s’adonne à la sagesse de l’âme

C’est l’été

La saison rêvée pour vivre en état d’ébriété
La raison rêvée pour vivre sa sobriété

C’est l’été

Le soleil brillera sûrement de tout son cœur
Le soleil ne brillera que dans nos cœurs

C’est l’été

Il paraît qu’être entouré, c’est beaucoup mieux
S’isoler, les yeux juste distraits par les cieux

C’est l’été

Tous les soirs, ça sera la fête, et beaucoup plus
Ce soir, un tête à tête avec toi, je ne veux pas plus

C’est l’été

Nos oreilles se nourrissent de musiques et de sons
Mes oreilles savourent les silences de la nature à l’unisson

C’est l’été

On lui en voudrait qu’il pleuve, comme s’il mourrait
On lui reproche sa chaleur, pas toujours son bon attrait

C’est l’été

Ses cieux aiguisent les sollicitudes
Son feu attise toutes les solitudes

C’est l’été

Béni quand il rends l’esprit bleu azur
Maudit quand il agrandit ces blessures

C’est l’été

Un seul vêtement : le soleil sur la peau
Ou rester conscient, l’éveil dans la peau

C’est l’été

Un liquide frais parcourt la gorge…
…ou brûlée par le feu qui égorge

C’est l’été

Toutes ces femmes, tous ces hommes qui se frôlent
Ailleurs, des femmes et des hommes que l’on enrôle

C’est l’été

J’en profite, ce sont les vacances…
…elles sont maudites : voila ce que tu penses

C’est l’été

Hier, mon esprit était enneigé
Aujourd’hui, j’ai l’esprit léger.

 

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Hommes du net = hommes malhonnêtes (?)

Les hommes

 

Dieu a créé toutes les femmes,
Et l’homme a allumé la flamme.
Surtout que personne ne le blâme
Il préfère plutôt qu’on l’acclame
Toujours prêt à donner son âme
Aux plus offrantes, mesdames !

Aucune remise en question pour le sexe fort
La fidélité, bof, ce n’est pas son fort
Ce qu’il veut, c’est juste faire le fort
Pour ça, il n’a pas besoin de faire d’effort,
Avec l’autre sexe, c’est lui d’abord
Pas question de ne pas être d’accord !

Tu me juges, tu décries mon comportement
Mon seul juge voit bien tes agissements

Il traîne en bande, histoire de se faire voir
Crois que cool rime avec soirée à boire !
Paraître classe, c’est être en déboire…
« Mais moi les femmes, je peux les avoir
Elles sont à mes pieds, c’est mon pouvoir »
Leur dignité ? Juste un truc de dépotoir.

Une ne lui suffit pas sur cette planète
Son repère se trouve désormais sur internet
À la recherche d’une nouvelle play-mate,
Pour elle, il est prêt à faire une scénette
Pour un dial hot, son pseudo corps d’athlète
Fera l’affaire, pense-t-il, mais pas être honnête.

Tu as proscris : « al hob »
Ta philosophie, c’est al z*b

Tandis qu’elle croit à une belle vie
Lui ne veut qu’une pauvre chipie
À consommer au fond d’un cagibi
Le sexe c’est toujours en catimini
Faut bien satisfaire ses envies
Évidemment, faut bien tromper l’ennui.

S’il fait clean, c’est une contrefaçon
Auprès de tous les autres, faire la leçon
La fidélité et la piété, il en fait mention,
À tous ceux qui ne seraient pas à l’unisson
Avec ses idées qu’il croit mettre en action
Pointe alors son index menaçant : « punition ! »

Je n’ai qu’une envie, te montrer qui je suis
Un jour pour toi aussi, viendra la nuit.

Quand plus personne n’est là pour écouter
Il se change en vampire, oubliée la piété
Il se change en charogne, oubliée sa dulcinée
Mais pas question pour elle de se détourner
Ça ne serait qu’une pauvre illuminée
Qui ne mériterait que d’être abandonnée.

 

(décembre 2008)

 

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Au fond il y a la mer

Au fond je vois la mer
Mes espoirs vont s’y noyer
Mes rêves se sont envolés dans l’éternité
Les pas que je fais sont pour les retrouver.

Une route sur laquelle je marche
Des feuilles jonchent le sol
Les oiseaux sont ivres morts
De cet été qui ne cesse sans remords.

Le soleil est comme un fouet
Un supplice de plus ou de moins
Qu’est-ce que cela peut faire
Puisque au fond, je vois la mer.

Dieu puisse-t-il me pardonner
Là, de tout abandonner
De me faire oublier
Du monde des conscients.

Je tiens la mer au creux de ma main
Salé pour des vacances
Sucré pour ma délivrance
Je n’ai plus qu’à prononcer la formule rituelle.

Vous vous sentez de rire
N’oubliez pas mes larmes
Car dans cette grande maison
Parfois, tout est brouillé à l’horizon.

Je vais me jeter
Telle une bouteille à la mer
Il n’y aura pas de message,
je ne pars pas à la nage.

Des rires, de la musique, un oiseau
Est-ce que ce sera le Paradis
Tel qu’on me l’a décrit ?…

Pour le moment, je suis épris
Car profonde est la mer
Car au fond, il y a la mer…

 

(février 2006)

 

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Ramadhan Moubarek !

Bonsoir, salamaleykum, azul fellawan,

Augustus le méchant tient à souhaiter à tous les musulmans et musulmanes un bon mois de Ramadan incha Allah, en espérant que chacun trouve la volonté d’accomplir le jeûne durant ces prochaines semaines, et en éprouve également de la joie, tout en faisant preuve d’honnêteté.

Et que personne ne se laisse berner par quelque querelle stérile.

Big up les amis. :-D

https://secure.wikimedia.org/wikipedia/fr/wiki/Fichier:Blaue_moschee_6minarette.jpg

Robert.raderschatt : « Blaue moschee 6minarette » (domaine public)

Brûle (Laisse les brûler…)

Laisse les brûler
Laisse derrière toi
Un monde lointain
Ils nous ont oublié
Pas la peine d’espérer.

Laisse les brûler
Ils se battent. Pourquoi ?
Chacun veut sa miette de pain
Cela ne sert à rien de rester.
Viens avec moi, allez…

Laisse les brûler
Ils s’offusquent ? Quel désarroi !
Des intérêts, plus de dignité.
À quoi bon rester planter là ?
Je t’emmène. Un aller simple.

Tu verras, tu n’auras pas à faire grand chose.
Quelques mots à prononcer : la métamorphose.
Je pleurerai peut-être : je serai surement ému
Des larmes, ce n’est pas très cher pour un promu
De la joie, c’est la conséquence si grandiose.

Laisse les s’évaporer.
Ces chiens, et tous leurs faux amis.
Que gagneront-ils ? De vrais ennemis.
Que restera-t-il ensuite ? Un sursis ?
Rejoins-moi, j’ouvre grand mes bras.

Laisse les s’évaporer.
Un jour, tout finira bien par arriver.
Nous serons des hommes élevés.
Ils nous traitent d’arriérés ? Oublie-les !
Suis-moi, les choses d’avant sont du passé.

Laisse les disparaître.
D’eux, il ne restera rien.
Je les oublie déjà. Plus rien.
Je pense à toi, rien de malsain
Allons-y… Tu es des miens.

Tu verras, tu n’auras pas à faire grand chose.
Quelques mots à prononcer : la métamorphose.
J’exulte vraiment : je suis heureux de ta venue
Des rires : c’est ma joie immense pour un promu
De la fierté, c’est la conséquence si grandiose.

 

Lorsque ce texte m’est venu à l’esprit, j’ai également pensé à ce titre du groupe NOIR DÉSIR : « The wound » (année : 1989)

 

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Des vers… d’hiver.

L’amitié est un baiser sur ta joue, là.
Amour est un autre que je donnerais, là,
Maintenant, sur ta bouche, Incha Allah.
Insistes-tu pour que cela soit comme ça ?
Apprécies-tu quand je deviens un forçat ?…

 

Calmement, elle se couche sur le sol,
On dirait presque qu’elle me cajole…
La lune ressemble à une luciole.
Et si on décidait, ici, de se plaire,
Restons là, construisons une pépinière,
Espérons. Loin : ce qui nuit. La misère.

 

Sois attentive quand ton psy cause
Accepte qu’il soigne tes psychoses…
L’hostilité, un jour, se montre en robe,
Innocence dans laquelle elle s’enrobe…
Modère ce comportement, tu larmoies,
Ai-je seulement versé une larme, moi ?

 

Pour que tout soit parfait, je m’abandonne à l’eau
Ruisselante sur moi, se donnant, jusqu’à mon halo,
Intérieurement, je m’offre une seconde naissance
Enlace, imprègne cet homme nu de cette essence,
Raffermis mon âme, puis rejoins l’univers au galop
Enchanté, sans arrogance, je plonge dans ton halo.

 

Je n’ai pas la prose d’un docteur
Je le constate à ton air moqueur.
Mais, bientôt viendra mon heure
Tu constateras, alors, ma grandeur.
Je t’aurai montré, sans être vengeur
Que je suis moi, mais encore meilleur.
Tu reconnaîtras mon esprit frondeur
Dont je sais faire preuve avec vigueur.
Une présence d’esprit digne d’un prêcheur
À faire pâlir d’envie bien des leaders.

 

Ces quelques vers sont mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons

Gentil ou méchant

J’ai mis mes lunettes de soleil
pour ne pas être ébloui, ciel !,
par tant de soleil, si lumineux,
comme ces étoiles dans les cieux.

Personne ne semble te remarquer,
alors je souris pour être le premier
je ne veux pas te laisser filer, non !,
étoile filante, à quoi bon sinon ?

Tu vas toi aussi comme ces gens,
je t’en prie, ne pars pas en courant
j’ai envie de dire : oh soleil, reste !
J’ai envie de te capturer, aimer à tue-tête.

 

Parmi la fourmilière, tu es la libellule
Moi je m’étais réfugié dans ma bulle
Je voulais m’échapper de cette canicule
Miracle, il y a eu toi…

Parmi la fourmilière, trop de vipères
Je les entends persifler contre l’adversaire
Je veux m’échapper de cette misère
Je suis pantois…

 

Je pourrais t’abreuver de belles paroles
À quoi bon, j’aurais trop l’air frivole
Dommage, le temps file entre mes mains
Les secondes se font torture, viens !

J’aimerais tellement savoir à quoi tu penses
Tu te dis que je fais preuve d’insistance ?
Et puis non ! Il faut que je sois franc.
Du reste du monde, je veux être différent.

Finalement, rien ne ressemble aux rêves
Ou alors, pas dans ce monde qui crève !
Je reste bouche bée au lieu de t’effleurer
Tu ne seras pas ma beauté, mais l’apeurée.

 

Parmi la fourmilière, tu es la libellule
Moi je m’étais réfugié dans ma bulle
Je voulais m’échapper de cette cellule
Espoir, il y a eu toi…

Parmi la fourmilière, trop d’impairs
Subit comme d’étranges adversaires
Pitié, je veux m’échapper de cette misère
Je suis aux abois…

 

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Je suis toujours vivant

Je suis toujours vivant
Pas de chance pour ceux que cela énerve
Dommage, mais je ne connais pas la trêve
Mon chemin je le construis par la sève
De mes mots.

Je suis toujours présent.
Dans un monde toujours plus difficile
Enfin, beaucoup le pensent-ils
Je crois bien qu’ils sont peu habiles
De leur cerveau.

Je suis un homme sans importance
Je suis un être humain, par chance !
Je suis un mauvais client pour l’intolérance
Embrasser la médiocrité serait un non-sens
C’est mon credo.

Je suis toujours debout
Nul sort d’un quelconque marabout
Je sais qu’il faut que j’aille au bout
Tacler les démons, les pousser à bout
Les mettre K.-O.

Je suis quelqu’un qui se révolte
Et je ne veux pas devenir ton pote
Je n’agréerai pas à ce que tu radotes
Je te suggère de prendre un antidote
À ce qui est faux.

Je ne suis pas quelqu’un de parfait
J’ai sans doute l’air de donner des leçons
C’est vrai, j’aime fredonner la même chanson
Des propos dont j’ai la conviction
Qu’ils ne sont pas si sots.

Je suis un homme qui s’émerveille
Je marche l’esprit en éveil
Histoire de voir ce qui se révèle
Avec mes rêves au bout : du miel
Si bon et si chaud.

 

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