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Des femmes et des hommes…

Quand tu vois une femme qui porte le voile,
Tu penses : tristesse, elle se cache derrière une toile !
Tu dis : ne serait-ce pas mieux qu’entièrement elle se dévoile ?
Quand cette femme te voit alors que tu te présentes ainsi,
Elle pense : tristesse, c’est ainsi que l’on s’habille ici !
Elle dit : est-ce vraiment mieux cette attitude que voici ?

Les hommes ne sont-ils fait que pour assouvir leurs pulsions ?
Non.
Les hommes ne sont-ils que l’antithèse de leurs femmes ?
Non.
Les hommes n’ont-il que pour seule justification celle d’avoir raison ?
Non.
Se demande une femme certaine de la déception qu’elle clame !
Non, voudraient lui répondre les hommes enclins à la modération.

Une femme à un homme :
Si je marche en faisant résonner le bruit de mes talons
Si je ne suis que légèrement vêtu au dessous du menton
Si je fais en sorte que les hommes soient à mes talons
Si je suis la meilleure charmeuse de serpent des environs
Si je ne possède que la futilité comme seul compagnon
Alors il est temps que que tu sortes enfin de tes songes.

Tu le voyais comme on voit la perfection
Il te voyait comme on rêve sa destination
Il te voulait, il s’obstinait, c’était sa conviction
Tu l’as accueilli, puis agréé, il avait ton attention
Alors que s’est-il passé ensuite, avant la dévastation ?
Vous aviez fait comme les autres, par pure prétention ?

 

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Sénégal

Un ami m’a demandé de lui rédiger un petit texte sur son pays, le Sénégal. Ce fût donc chose faite. :-)

 

drapeau du sénégal

 

Je viens m’asseoir sur cette terre.
Non pas parce que je n’ai rien à faire
J’avais juste envie d’être avec toi
Puis quand je regarde autour de moi
Je sais que ton drapeau ne ment pas
Tu es une étoile, je ne me trompe pas.

Nous avons eu beaucoup de stars
Souviens-toi : la bande de Dakar
Bien avant l’an 2000, sans toubab
Nous écoutions, sous les baobabs
La parole sage venue des berbères
Grâce à toi, je suis peul, sérère,…

Je suis assis, et je pense à l’océan
Il nous entoure, il est bienveillant
Un fleuve t’a donné ce nom que voici
C’est comme s’il m’avait nommé aussi
La pluie ou le soleil, la fraternité :
On est ensemble, même sans été.

Nous avons tant voulu nous émanciper
Que nous avons tenté de nous regrouper
Sénégambie. Te rappelles-tu de ce jour ?
Dommage, ce lien à peine tissé fût court
Mais nous pouvons être fier de nos chefs
Léopold, le lion rouge, héros de notre fief.

Je suis assis, et je me dis que je suis bien né
En ton étoile, je veux pour toujours m’incarner,
Alors je te remercie. Au seuil de ta maison,
Je m’incline, je t’offre du lait et une oraison,
Las, beaucoup d’entre nous se sont dispersés
L’exil, pour une seconde vie, recommencer.

Bien sûr, il n’y a pas de mer sans courant
Tout n’est pas simple, même entre amants
On s’est disputé, invectivé : « y’en a marre ! »
Des luttes intestines, chacun veut sa part !
Nos enfants voulaient enfin un renouveau
Une saine révolte, puis l’alliance à nouveau…

J’apprécie vraiment ce moment seul avec toi
Je parle en français pour t’exprimer ma joie
Mais ce que je ressens le plus profondément
Je ne peux l’exprimer qu’en wolof, maintenant
Je pourrais même te dire beaucoup, en arabe,
En hassanya, te dire je t’aime, là sous cet arbre.

Je suis né dans tes bras
Je me nourris de ta terre
Sénégal
Vois comme je suis fier,
De t’avoir comme endroit,
Sénégal
Tu m’as doté du meilleur :
Je porte ton flambeau !
Sénégal
Je resterai sans frayeur,
Au sein de ton berceau.
Sénégal

mangui dioudo thi sey lokho
mangui dounde ci la souf
senegal
xolal ni ma sigué
bi ma la amé ngay sama deukouway
sénégal
ya ma diox li gueun
sa raya la yor
sénégal
dina deuss té dou ma tite
thi sa bir mbootou
sénégal

 

(novembre 2012)

 

Merci à Manekh pour la traduction en wolof.

Le Sénégal

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Des – espoirs

Je suis né avec cette couleur de peau
Que l’on associe à tous les maux
Comme horizon, un soleil de béton
Mon horizon, un décor sans horizon.

Puis ma vie défile
comme un fil embrouillé de nœuds
Alcool et mauvais genre vont faire de moi – au nom de la loi -
quelqu’un que l’on accuse de tous les maux.

Au cours de ma vie, pas de pitié
Mais je me dis qu’il me faudra bien avancer
Même si ma peau est de couleur noire
Une nouvelle voie, je dois concevoir.

Faire table rase du passé
Arrêter de me lamenter
Au nom de « l’injustice », cesser de pleurer
Mais pas renier mon passé.

Pour exemple, Martin Luther King et Malcom X
Eux ont sût prendre des risques
Même à mon niveau, je sais ce que je vaux.

Entre les amis et les potes
S’éloigner de ceux qui vous entraînent
Vers une déchéance encore plus grande
Ne se consacrer qu’à ceux qui vous soutiennent.

Aujourd’hui mes égarements sont bel et bien terminés
Au nom d’Allah, j’ai trouvé ma fierté
Et pour tous les hommes, je prie en somme
Que nous puissions vivre en toute liberté.

 

(juin 2006)

 

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Ramadhan Moubarek !

Bonsoir, salamaleykum, azul fellawan,

Augustus le méchant tient à souhaiter à tous les musulmans et musulmanes un bon mois de Ramadan incha Allah, en espérant que chacun trouve la volonté d’accomplir le jeûne durant ces prochaines semaines, et en éprouve également de la joie, tout en faisant preuve d’honnêteté.

Et que personne ne se laisse berner par quelque querelle stérile.

Big up les amis. :-D

https://secure.wikimedia.org/wikipedia/fr/wiki/Fichier:Blaue_moschee_6minarette.jpg

Robert.raderschatt : « Blaue moschee 6minarette » (domaine public)

Brûle (Laisse les brûler…)

Laisse les brûler
Laisse derrière toi
Un monde lointain
Ils nous ont oublié
Pas la peine d’espérer.

Laisse les brûler
Ils se battent. Pourquoi ?
Chacun veut sa miette de pain
Cela ne sert à rien de rester.
Viens avec moi, allez…

Laisse les brûler
Ils s’offusquent ? Quel désarroi !
Des intérêts, plus de dignité.
À quoi bon rester planter là ?
Je t’emmène. Un aller simple.

Tu verras, tu n’auras pas à faire grand chose.
Quelques mots à prononcer : la métamorphose.
Je pleurerai peut-être : je serai surement ému
Des larmes, ce n’est pas très cher pour un promu
De la joie, c’est la conséquence si grandiose.

Laisse les s’évaporer.
Ces chiens, et tous leurs faux amis.
Que gagneront-ils ? De vrais ennemis.
Que restera-t-il ensuite ? Un sursis ?
Rejoins-moi, j’ouvre grand mes bras.

Laisse les s’évaporer.
Un jour, tout finira bien par arriver.
Nous serons des hommes élevés.
Ils nous traitent d’arriérés ? Oublie-les !
Suis-moi, les choses d’avant sont du passé.

Laisse les disparaître.
D’eux, il ne restera rien.
Je les oublie déjà. Plus rien.
Je pense à toi, rien de malsain
Allons-y… Tu es des miens.

Tu verras, tu n’auras pas à faire grand chose.
Quelques mots à prononcer : la métamorphose.
J’exulte vraiment : je suis heureux de ta venue
Des rires : c’est ma joie immense pour un promu
De la fierté, c’est la conséquence si grandiose.

 

Lorsque ce texte m’est venu à l’esprit, j’ai également pensé à ce titre du groupe NOIR DÉSIR : « The wound » (année : 1989)

 

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Des vers… d’hiver.

L’amitié est un baiser sur ta joue, là.
Amour est un autre que je donnerais, là,
Maintenant, sur ta bouche, Incha Allah.
Insistes-tu pour que cela soit comme ça ?
Apprécies-tu quand je deviens un forçat ?…

 

Calmement, elle se couche sur le sol,
On dirait presque qu’elle me cajole…
La lune ressemble à une luciole.
Et si on décidait, ici, de se plaire,
Restons là, construisons une pépinière,
Espérons. Loin : ce qui nuit. La misère.

 

Sois attentive quand ton psy cause
Accepte qu’il soigne tes psychoses…
L’hostilité, un jour, se montre en robe,
Innocence dans laquelle elle s’enrobe…
Modère ce comportement, tu larmoies,
Ai-je seulement versé une larme, moi ?

 

Pour que tout soit parfait, je m’abandonne à l’eau
Ruisselante sur moi, se donnant, jusqu’à mon halo,
Intérieurement, je m’offre une seconde naissance
Enlace, imprègne cet homme nu de cette essence,
Raffermis mon âme, puis rejoins l’univers au galop
Enchanté, sans arrogance, je plonge dans ton halo.

 

Je n’ai pas la prose d’un docteur
Je le constate à ton air moqueur.
Mais, bientôt viendra mon heure
Tu constateras, alors, ma grandeur.
Je t’aurai montré, sans être vengeur
Que je suis moi, mais encore meilleur.
Tu reconnaîtras mon esprit frondeur
Dont je sais faire preuve avec vigueur.
Une présence d’esprit digne d’un prêcheur
À faire pâlir d’envie bien des leaders.

 

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