Brûle (Laisse les brûler…)

Laisse les brûler
Laisse derrière toi
Un monde lointain
Ils nous ont oublié
Pas la peine d’espérer.

Laisse les brûler
Ils se battent. Pourquoi ?
Chacun veut sa miette de pain
Cela ne sert à rien de rester.
Viens avec moi, allez…

Laisse les brûler
Ils s’offusquent ? Quel désarroi !
Des intérêts, plus de dignité.
À quoi bon rester planter là ?
Je t’emmène. Un aller simple.

Tu verras, tu n’auras pas à faire grand chose.
Quelques mots à prononcer : la métamorphose.
Je pleurerai peut-être : je serai surement ému
Des larmes, ce n’est pas très cher pour un promu
De la joie, c’est la conséquence si grandiose.

Laisse les s’évaporer.
Ces chiens, et tous leurs faux amis.
Que gagneront-ils ? De vrais ennemis.
Que restera-t-il ensuite ? Un sursis ?
Rejoins-moi, j’ouvre grand mes bras.

Laisse les s’évaporer.
Un jour, tout finira bien par arriver.
Nous serons des hommes élevés.
Ils nous traitent d’arriérés ? Oublie-les !
Suis-moi, les choses d’avant sont du passé.

Laisse les disparaître.
D’eux, il ne restera rien.
Je les oublie déjà. Plus rien.
Je pense à toi, rien de malsain
Allons-y… Tu es des miens.

Tu verras, tu n’auras pas à faire grand chose.
Quelques mots à prononcer : la métamorphose.
J’exulte vraiment : je suis heureux de ta venue
Des rires : c’est ma joie immense pour un promu
De la fierté, c’est la conséquence si grandiose.

 

Lorsque ce texte m’est venu à l’esprit, j’ai également pensé à ce titre du groupe NOIR DÉSIR : « The wound » (année : 1989)

 

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Je suis toujours vivant

Je suis toujours vivant
Pas de chance pour ceux que cela énerve
Dommage, mais je ne connais pas la trêve
Mon chemin je le construis par la sève
De mes mots.

Je suis toujours présent.
Dans un monde toujours plus difficile
Enfin, beaucoup le pensent-ils
Je crois bien qu’ils sont peu habiles
De leur cerveau.

Je suis un homme sans importance
Je suis un être humain, par chance !
Je suis un mauvais client pour l’intolérance
Embrasser la médiocrité serait un non-sens
C’est mon credo.

Je suis toujours debout
Nul sort d’un quelconque marabout
Je sais qu’il faut que j’aille au bout
Tacler les démons, les pousser à bout
Les mettre K.-O.

Je suis quelqu’un qui se révolte
Et je ne veux pas devenir ton pote
Je n’agréerai pas à ce que tu radotes
Je te suggère de prendre un antidote
À ce qui est faux.

Je ne suis pas quelqu’un de parfait
J’ai sans doute l’air de donner des leçons
C’est vrai, j’aime fredonner la même chanson
Des propos dont j’ai la conviction
Qu’ils ne sont pas si sots.

Je suis un homme qui s’émerveille
Je marche l’esprit en éveil
Histoire de voir ce qui se révèle
Avec mes rêves au bout : du miel
Si bon et si chaud.

 

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Hommes du net = hommes malhonnêtes (?)

Les hommes

 

Dieu a créé toutes les femmes,
Et l’homme a allumé la flamme.
Surtout que personne ne le blâme
Il préfère plutôt qu’on l’acclame
Toujours prêt à donner son âme
Aux plus offrantes, mesdames !

Aucune remise en question pour le sexe fort
La fidélité, bof, ce n’est pas son fort
Ce qu’il veut, c’est juste faire le fort
Pour ça, il n’a pas besoin de faire d’effort,
Avec l’autre sexe, c’est lui d’abord
Pas question de ne pas être d’accord !

Tu me juges, tu décries mon comportement
Mon seul juge voit bien tes agissements

Il traîne en bande, histoire de se faire voir
Crois que cool rime avec soirée à boire !
Paraître classe, c’est être en déboire…
« Mais moi les femmes, je peux les avoir
Elles sont à mes pieds, c’est mon pouvoir »
Leur dignité ? Juste un truc de dépotoir.

Une ne lui suffit pas sur cette planète
Son repère se trouve désormais sur internet
À la recherche d’une nouvelle play-mate,
Pour elle, il est prêt à faire une scénette
Pour un dial hot, son pseudo corps d’athlète
Fera l’affaire, pense-t-il, mais pas être honnête.

Tu as proscris : « al hob »
Ta philosophie, c’est al z*b

Tandis qu’elle croit à une belle vie
Lui ne veut qu’une pauvre chipie
À consommer au fond d’un cagibi
Le sexe c’est toujours en catimini
Faut bien satisfaire ses envies
Évidemment, faut bien tromper l’ennui.

S’il fait clean, c’est une contrefaçon
Auprès de tous les autres, faire la leçon
La fidélité et la piété, il en fait mention,
À tous ceux qui ne seraient pas à l’unisson
Avec ses idées qu’il croit mettre en action
Pointe alors son index menaçant : « punition ! »

Je n’ai qu’une envie, te montrer qui je suis
Un jour pour toi aussi, viendra la nuit.

Quand plus personne n’est là pour écouter
Il se change en vampire, oubliée la piété
Il se change en charogne, oubliée sa dulcinée
Mais pas question pour elle de se détourner
Ça ne serait qu’une pauvre illuminée
Qui ne mériterait que d’être abandonnée.

 

(décembre 2008)

 

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Je ne crois plus au père noël

Je ne crois plus au Père Noël
Son traîneau est tombé à la mer
Ses rennes se sont égarés
Et sa hotte a été dévalisée.

Je ne crois plus au Père Noël
Avec ma carte bancaire
Je peux m’acheter des biens de consommation
Des biens d’aliénation.

Le Père Noël n’existe plus
Son entreprise a fermé et ses lutins licenciés
Il a tout vendu au télé-achat
Gloire à Coca-Cola.

Le Père Noël n’existe pas
Ça, j’en suis convaincu
Les barbus ne sont plus ce qu’ils sont
Des barbus ne savent plus ce qu’ils font.

De pères Noël on nous assène
Tout ira bien on nous martèle
À la lune, on nous fait croire
Au Paradis, je préfère croire.

 

[note de 2008 : je trouve effectivement que ce texte fait preuve d'une naïveté réellement avérée... ^^]

 

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